lunedì 20 agosto 2007

Les Promesses:33.



Bonne lecture ! Chapitre 33- Tes yeux se ferment , quand je dors.Allongée dans le transat que William avait installé sous le cerisier qui ornait le petit jardin à l’arrière de la maison des Summers , Buffy somnolait. Le mois de Juin était bien avancé à présent , et les températures chaque jour étaient un peu plus chaudes . Elle ne travaillait plus , et savourait le temps qu’elle pouvait désormais passer le matin au fond de son lit , alors que William quittait les draps d’un geste doux , essayant de ne pas la réveiller. Mais elle souriait quand elle sentait sa bouche se poser sur sa tempe , et les mots chuchotés : « Bonne journée , amour ». Il caressait son ventre plus épanoui que jamais. « Je t’aime » rajoutait-il en capturant ses lèvres brièvement. Elle soupirait , et se rendormait pour deux longues heures. La naissance était prévue pour le 13 Juillet , ce qui constituait un peu plus de trois semaines, et elle avait eu jusqu’ à présent une grossesse parfaite. Maintenant elle vivait un peu plus au ralenti , dormant beaucoup , mangeant parfois plus de choses sucrées que salées , mais elle n’avait pas beaucoup grossi , tout le changement se rassemblait dans son ventre qui lui apparaissait si proéminent certains matins qu’elle n’osait plus se regarder dans la glace.William naturellement ne cessait de la toucher , de la complimenter , et de passer ses mains avec ferveur sur elle. Leur vie sexuelle s’était complètement ralentie , ils étaient devenus plus raisonnables mais il leur arrivait encore de s’adonner à des caresses .. langoureuses.William vivait complètement dans la petite maison du 15 Rue Bedford , et cela mettait Joyce dans une humeur si enjouée que Giles et Jenny trouvaient toujours à la taquiner.Cependant quand il avait évoqué la recherche et l’achat d’une maison plus spacieuse dans les environs , il avait eu droit à deux réactions différentes de la part des résidentes de la maison. Buffy avait été ravie par sa suggestion , tandis que Joyce , bien que manifestement touchée par le désir de son futur gendre de l’inclure dans la famille qui emménagerait dans le nouveau foyer, avait aussitôt prévenu qu’elle ne déménagerait pas. Et malgré l’insistance de Buffy , et les arguments chaleureux de William , elle leur expliqua qu’elle vivait heureuse dans sa maison depuis de nombreuses années , et qu’elle avait accepté les risques liés à sa maladie. Elle avança que Willow et Tara étaient tout prêt , ainsi que Jenny et Giles dont l’appartement se situait à quelques minutes à pied. Elle se portait mieux , et si ses troubles reprenaient , elle avait maintenant tous les médicaments pour y faire face. William promit qu’il chercherait un lieu d’habitation le plus proche possible de la rue Bedford. Et ainsi la discussion fut close. Il respectait et comprenait entièrement le désir d’indépendance de Joyce.Puis , quelques jours auparavant , il était revenu avec une mine de conspirateur. Et avait révélé avec une gaieté d’enfant qu’il avait enfin trouvé la maison de leur rêve , si Buffy donnait son accord. Un merle chantait à tue-tête au dessus d’elle , et Buffy ouvrit paresseusement un œil , au dessous de son grand chapeau de paille. Une douce torpeur l’enveloppait et elle avait une envie irrésistible de dormir. Elle dû s’assoupir car elle fut réveillée par le son de la voix de Joyce qui arrivait. « Heureusement que tu t’es mise à l’ombre , » dit-elle en se penchant avec un sourire sur la forme assoupie. « Maman ? Je crois que je suis en train de prendre du poids à toute vitesse.. » répondit Buffy d’une voix pleine de sommeil. « Quelle heure est-il ? » Elle s’étira et posa ses mains sur son abdomen. Elle bougea un peu ses orteils , et s’aperçut que les trois qui étaient restés au soleil avaient pris un petit coup de soleil. Cela la fit rire . « Veux-tu boire quelque chose ? » demanda sa mère avec sollicitude. « Oui , je veux bien. Mais quelle heure est-il ? » « Presque six heures. Nous avons mis un temps fou à faire le classement des derniers objets, et Jenny devrait terminer demain. » expliqua t –elle depuis la cuisine , par la porte fenêtre ouverte. Elle revint avec un grand verre d’eau , que sa fille but lentement. Puis elle sourit à sa mère.« Tu as une mine superbe aujourd’hui. »« Mmm… je vais bien, » reconnut sa mère avec un petit sourire . « La prochaine exposition promet d’être formidable. Je pense que ce sera la dernière avant les vacances , donc nous ferons tout pour avoir du succès. »Buffy contempla sa mère avec tendresse. La voir ainsi enjouée , dynamique , après l’été et l’automne derniers qui avaient représenté de véritables épreuves , était une bénédiction.Pouvoir imaginer que d’un mal naîtrait un bien.. Joyce avait conscience que la maladie pouvait un matin se rappeler à elle , mais elle la chassait de son esprit le plus souvent. « C’est si bon de te voir active à la galerie , comme avant. » dit-elle avec une grande douceur.« Et c’est très agréable pour moi de te voir si resplendissante, » dit-elle à son tour , les yeux graves. Elles échangèrent un regard significatif , et un silence confortable gorgé du chant des oiseaux , les enveloppa. « C’est une chance inouïe que William ait trouvé à acheter dans la rue Kensal. Il a dû payer une fortune. »« Il a revendu son appartement sans aucune difficulté. »« Vous serez merveilleusement bien là bas , » acquiesça t –elle. « C’est une rue très calme , et c’était ce qui nous préoccupait le plus avec les bébés. »« Les bébés ? » Joyce arqua un sourcil , insistant sur l’article au pluriel. Buffy se sentit rougir. « Oh.. je voulais dire.. parce que nous voulons d’autres bébés.. »« Et William en veut combien ? » dit- elle d’un ton un peu moqueur. « Au moins trois. » « Mon Dieu , cet homme est un ouragan , et tu te laisses noyer si aisément ! » taquina t –elle en se levant .Sa fille ne répondit pas , mais un sourire énigmatique étirait ses lèvres. Se noyer dans les bras de William…mmm… voilà une chose décidément irrésistible.« Tu sors ? » s’étonna t –elle.« Oh .. le sculpteur, John Karltow , qui expose à l’Oiseau Lyre passe me prendre et nous dînons chez Goyles. » Joyce portait un petit air gêné.« Maman ! Mais tu es une cachottière ! »« Mais ce n’est qu’un dîner d’affaires, et.. »« Chez Goyles ? » C’était une adresse charmante dans Notting Hill , avec une terrasse très fleurie. Par ce temps si agréable , on ne pouvait rêver mieux. « Bonne soirée ! » dit-elle avec espièglerie.« Tout est prêt pour vous deux, » rajouta Joyce qui s’en allait. « Mais si William a vraiment très faim , il y a toujours des réserves au congélateur. Tu ne devrais pas être seule longtemps! Il m’ a dit ce matin qu’il rentrait aux alentours des six heures et demi ! » continua t –elle , alors qu’elle disparaissait à l’intérieur . Buffy poussa un soupir et se renfonça dans les coussins , passant un bras au dessus de sa tête . Ses paupières étaient lourdes , et elle entendit à peine quand sa mère lui dit au revoir et claqua la porte. Elle étira ses jambes , et eut une petite grimace quand un tiraillement se fit sentir dans son dos. Elle réprima un autre bâillement. Elle s’assoupit à nouveau. Elle senti une chaleur différente sur son ventre et bougea. Son corps était engourdi de sommeil , de bien être. La température restait tiède et elle ouvrit doucement les yeux. Le beau visage de William découpé dans la lumière du soir , était penché au dessus d’elle. Il s’était agenouillé , et portait sa chemise blanche retroussée sur ses avant-bras. Ses petites boucles partaient en tous sens , et elle huma l’odeur de son parfum .« Comment va mon amour ? » câlina t –il . Quand il l’avait découverte allongée sous l’arbre , son corps superbe dans une robe courte fleurie et vaporeuse , les mains croisées sur le ventre bombé , la tête dodelinant d’un côté et la masse somptueuse de sa chevelure répandue autour d’elle , il avait été envahi d’un puissant sentiment de paix. Il se tint debout pendant de longs instants , la caressant longuement de ses yeux .Il avait du mal à croire en la réalité exaltante. Un an avant , il était un homme seul et se refusant de croire qu’il pourrait être aimé avec la passion tumultueuse dont il avait toujours rêvée. Et aujourd’hui , non seulement Buffy le considérait comme l’amour de sa vie , mais elle lui faisait le cadeau sublime de le rendre père. Il n’aurait pas assez de toute son existence pour lui prouver sa dévotion.Il s’était rapproché , puis , agenouillé , avait passé une paume sur ses seins , puis son ventre. La robe dévoilait ses jambes fines et bronzées , la perfection de ses bras minces et dorées , et le renflement de sa gorge . « Je suis en train de battre le record de la future maman qui ne fait absolument rien.. » murmura t –elle. « N ’ai - je pas grossi depuis hier ? » plaisanta t –elle. Il laissa ses yeux suivre la ligne de son cou , sa poitrine qui se soulevait avec chaque respiration , ses beaux bras relevés , et la pose délicieusement alanguie de tout son corps. Il vint poser une main sur sa cuisse droite , remontant lentement. Seuls le bourdonnement des insectes se mêlaient aux sons assourdis de la rue. L’arrière de la maison était un havre de paix , entouré de murs anciens recouverts de rosiers grimpants qui donnaient toute leur mesure de beauté à cette époque de l’année. Elle avait les lèvres entrouvertes , humides. Il se pencha et les prit délicatement , buvant la tiédeur soyeuse de sa langue. « Je ne crois pas du tout que tu aies grossi , tu es.. magnifique ,» haleta t –il , et ses doigts remontèrent jusqu’à la jonction de ses jambes , effleurant la douceur de sa peau.« Et tu es si prés de ton terme maintenant. » Elle gémit tandis qu’il l’embrassait , bouche ouverte . Il saisit sa nuque , enfouit ses doigts dans les mèches blondes . Elle haletait sous lui , lèvres frémissantes , ses seins se soulevant par saccades. « William.. oui , j’ai dormi.. et j’ai dû rêver.. Oh.. ! » Il la contempla. Puis captura à nouveau les lèvres offertes dans un baiser langoureux , exigeant. « Tout va bien ? » chuchota t –il. « Qu’as-tu fait aujourd’hui ? » « Tara est venu prendre un café , nous avons bavardé pendant un moment , et nous sommes allées jusqu’à la maison. Elle l’a trouvée ravissante. Et cet après-midi .. j’ai dormi. »Il caressa ses cheveux , saisit plusieurs mèches entre ses doigts. Il s’émerveilla de la clarté de sa peau , dans la lumière dorée qui filtrait sous les feuillages . « Tu as raison. Il faut te reposer , amour. » Elle laissa un doigt suivre son front , la cicatrice au dessus de son sourcil gauche, sa joue. « As-tu faim ? » « De nourriture ? » dit-il avec un rire profond. « Non. » Il s’installa à ses côté sur le transat large, et continua à passer une main sur ses rondeurs , soufflant de l’air tiède dans son cou. « Le bébé a beaucoup bougé aujourd’hui, » dit-elle avec un sourire béat. « J’ai l’impression qu’il est impatient. Ce qui ne m’étonnerait pas si c’est ton fils. » « Et si c’est une fille ? » « Je ne sais pas, » rit-elle. Les branches du cerisier formaient des arabesques se découpant sur le bleu du ciel. Le merle qui l’avait réveillée tout à l’heure était à nouveau perché au dessus d’eux et sifflait un air si délicat qu’ils l’écoutèrent pendant de longues minutes. Elle se tourna un peu , passa une main dans l’échancrure de sa chemise. Il tressaillit et ouvrit les lèvres. « Chéri.. » souffla t –elle. « Tu vas me manquer. » « Oh mon cœur , ne dis pas çà.. Tu sais que je suis obligé de m’absenter trois jours , mais si j’avais le choix je ne te quitterais pas. » « Je sais, » murmura t –elle .C’était en effet le moment de présenter les esquisses définitives à la municipalité de Bréhat , et il quittait Londres avec Alex .Leurs lèvres se cherchèrent à nouveau. Il fut grisé par le goût fruité de sa bouche , et se retira une seconde , haletant. « As-tu encore mangé des fraises ? »« Oui.. »Il lui prit la nuque , captura les lèvres humides , tièdes , parfumées. Sa main droite reprit le chemin de la peau satinée de ses jambes , effleurant ses cuisses , le bas de son ventre. Il la sentait trembler et il en fut chaviré. « Oh William.. » Elle avait sa voix de gorge , de prière. Celle qui le rendait fou. Celle qui le mettait au supplice. Celle qui le rendait pliable , à sa merci.« Je suis bien …. » Il ouvrit des yeux voilés de passion.. « Et je suis merveilleusement bien ici.. » haleta t –il , le corps tendu. « Embrasse-moi.. encore.. » souffla t –elle. Et elle baissa ses paupières , et mordit sa lèvre inférieure. Il se mit en appui sur un coude , tandis qu’il l’enveloppait de son bras droit , sa main gauche se glissant sous sa nuque , à travers les mèches souples . « Oui.. »Il prit ses lèvres doucement , forçant à peine l’ouverture , faisant mouvoir sa bouche avec une douceur torturante , puis sortant sa langue pour en lécher les contours. Elle s’offrit davantage , et il plongea en elle avec plus de force, bouche ouverte , fébrile.« Je te veux nue.. » pria t –il en se relevant. « Je veux te voir nue sous le soleil , avec cette expression de plaisir parfait. Il attendait , les yeux brûlants. « Je ne suis.. je ne suis plus présentable ! » bouda t –elle. « Tu es resplendissante.. ta peau est superbe.. tes seins sont très beaux , et tu sais comme je suis fou de ton ventre.. » câlina t –il en faisant descendre la fermeture éclair sur le côté du vêtement. Elle frémissait et se laissait faire. « Et si tu ne sais pas encore à quel point tu m’excites et me rends fou.. » Il abaissa les fines bretelles , et dégagea les rondeurs de sa poitrine , deux globes plus pâles dont la pointe se tendait . Il laissa délibérément la robe rassemblée de haut en bas sous les seins et la contempla . « Sais-tu combien tu es irrésistible ? » souffla t –il d’une voix rauque , altérée. Il attrapa un mamelon et le suça goulûment. Elle caressa sa nuque. « Oui.. oui.. » gémit-elle. Elle était devenue très sensible en cet endroit , et le contact de la langue de William agaçant les pointes de ses seins la mettaient dans un état de plaisir presque douloureux. Il aspirait et léchait le bout des seins , passant de l’un à l’autre. « Tu es si sensible.. si réceptive.. » s’extasia t –il. Il se redressa et la fit s’asseoir ,puis lui retira sa robe, la fit se tourner vers lui , s’agenouillant entre ses jambes. Au spectacle de sa nudité épanouie , dorée et palpitante , il eut une flambée de bonheur si intense qu’elle lui comprima le cœur. Elle s’appuya sur les bras , le visage un peu à l’arrière. Maintenant les rayons du soleil étaient plus bas et venaient éclairer son corps ,le baignant dans une lumière enchanteresse.« Je veux t’embrasser.. encore...te caresser. » « Pas.. ici.. ? » gémit -elle.« Si , ici , et tout de suite. Il n’y a personne qui risque de nous voir ou de nous interrompre, » murmura t –il d’une voix lourde. Il plaça une main sur sa joue , son torse tendu vers elle. Il mordilla sa lèvre inférieure. « Tu es toute gorgée de chaleur.. si douce.. » Elle l’écoutait , dans un état hypnotique. Suivait avec fascination la courbe si sensuelle de ses lèvres où il gardait la trace de leur baiser. « Nous devons faire attention maintenant, » continua t –il alors qu’il s’agenouillait au bout du transat et la faisait glisser plus prés du bord. « Mais le docteur ne t’a pas interdit d’avoir du plaisir, » ajouta t –il avec un rire chaud. Il admira ses formes voluptueuses. La séduction torride qu’elle ne cessait d’exercer sur lui… Elle lui mettait les sens en feu , depuis la première minute où il avait goûté à sa chair. « William.. » Buffy se sentait tiède , et reposée.. Elle s’étendit à nouveau. Le transat était large et confortable , et elle sentit qu’il faisait glisser le slip de dentelle , puis prenait ses jambes et les installait de part et d’autre du bord , la laissant offerte sous ses regards . Il passa les paumes de ses mains à l’intérieur des cuisses , les trouvant tiédies de chaleur. Elle éprouva quelques instants de gêne devant l’érotisme insensé de sa positon. « Dieu.. tu es si excitante, » murmura t –il. Il mit une main sur son ventre , dont la paroi était déjà tendue légèrement. Il sentit les mouvements du bébé et sourit. « Petit amour va certainement manifester son désaccord. » Il parsema la surface de baisers . Elle avait rejeté son visage en arrière et vit les branches de l’arbre se balancer doucement avec la brise. Il explora longuement la peau satinée de sa gorge , de ses seins ronds et tendus , aux mamelons dressés. Puis sa bouche descendit , suivit les courbes voluptueuses , parvint au creux de ses hanches.Quand elle sentit que les lèvres gourmandes de William descendaient vers son intimité , elle ferma les yeux .Il l’amena peu à peu à l’orgasme , et elle étouffa ses plaintes sous son bras replié. Il lui semblait que le chant des oiseaux couvraient ses halètements, tandis que , langoureusement bercée par le chant des rouge- gorges, enveloppée d’ air tiède et velouté , entourée par le parfum des roses qui répandaient leur fragrance sucrée, elle succomba au plaisir. Il ralentit la stimulation sur sa chair exacerbée jusqu’à qu’elle respire plus calmement. Ses cuisses tremblaient et son corps entier palpitait.« C’était.. c’était.. » murmura t –elle .« C’était merveilleux , mon cœur. » Il passait ses mains avec langueur sur ses hanches , ses cuisses , revenaient à la forme arrondie qui abritait leur trésor.« Je t’aime.. » Le bébé bougeait beaucoup et Buffy eut un rire perlé. « Tu vois.. c’est un petit garçon.. il est très jaloux que son père essaye à tout prix de voler l’attention de sa mère. » « Eh bien nous verrons.. » acquiesça t –il en palpant ses seins avec langueur. « Plus que trois semaines pour découvrir si petit amour est un petit prince , ou une petite fée. » Elle entoura sa nuque d’un bras , offrit ses lèvres. Au bout de plusieurs minutes , il se redressa , le visage crispé de tension.Il se tenait , immobile , devant elle , et ses cheveux courts et blonds formaient une auréole de lumière dans les couleurs finissantes du soir. Elle se redressa et vint alors délicatement passer ses petites mains sur ses épaules , les caressant , palpant leur contour ,puis glissa une paume dans l’échancrure de la chemise. Elle voyait ses narines frémir , et sa mâchoire se raidir. Elle entendait sa respiration laborieuse et ne pouvait s’empêcher d’être subjuguée par le velours sombre de ses yeux.« S’il te plaît , chérie.. » haleta t –il, capturant ses lèvres , mordillant , continuant son chemin vers son menton , son cou. Il étouffa son petit cri de surprise sous sa bouche , mit une main possessive sur sa nuque tandis qu’il la rapprochait de lui.Elle était si chaude , dorée , souple. Il mourrait de s’enfouir dans sa chair moelleuse. « Je t’aime.. » Il était pantelant , leurs fronts collés l’un à l’autre, et l’air s’exhalait par sa bouche en légers tressaillements. Elle courba la tête , respira par sa bouche. « Je t’aime aussi.. »« J’ai besoin de toi.. tant besoin de toi.. » Elle tressaillit , défit un à un les bouton de sa chemise , la retira. Maintenant elle pouvait savourer la vision de son corps puissant , à demi nu , la poitrine sculptée , les muscles de sa paroi abdominale.« Tu es belle .. » Il demeurait fasciné par la vision de son ventre bombé au soleil. Il frotta encore son clitoris , tandis qu’elle soulevait un peu ses cuisses, et passait une main sous l’une d’entre elle. « Oui.. comme çà.. » Elle tremblait et transpirait. « S’il te plaît.. s’il te plaît.. » pria t –elle. Il but sur ses lèvres leurs gémissements qui ressemblaient à des plaintes . Toute sa peau dégageait une odeur exquise . Il décida qu’il était vraiment temps de monter à l’abri de leur chambre , avant que leurs cris n’alertent tous les voisins. Se levant et réajustant son vêtement , il la souleva dans ses bras et l’emporta au premier étage. La fenêtre était ouverte sur le jardin, et l’air chaud et parfumé rentrait à flots dans la pièce. Il alla la déposer sur le lit , puis se déshabilla et la rejoignit. « Je vais te prendre.. très doucement.. » Elle se glissait contre lui . « Très lentement. »« Oui.. oui.. oui. » Joyce rentra de bonne heure , et savait qu’ils étaient là , car la veste de William gisait sur une chaise du jardin , et la robe de Buffy était restée sur le transat. Elle secoua son visage avec un sourire , et vérifia que tout était fermé pour la nuit, avant de monter se coucher. * * * * * *Buffy fut réveillée par le mouvement hypnotique de sa main qui effleurait à peine son abdomen. Elle s’étira et se logea contre lui. « Je vais emporter cette image de toi.. toute la journée.. et demain.. et jusqu’à mon retour » souffla t –il , se redressant sur un coude.Etendue , alanguie et souriant aux anges , elle levait vers lui des yeux remplis de sommeil et voilés par la vibrante effusion sensuelle qu’ils avaient partagé la veille.Il traça les contours de ses joues. « Je t’aime, » murmura t –il avec dévotion.«Je t’aime, » dit-elle avec ferveur. « Tu promets que tu es très sage pendant ces trois jours ? Pas de fatigue inutile, pas de marche à pieds pour découvrir je ne sais quelle nouvelle boutique pour les affaires du bébé ? » « Je te promets , chéri. Tara vient me tenir un peu compagnie demain après –midi. Et tu sais que j’ai toujours envie de dormir.. ou de grignoter, » ajouta t –elle en baissant ses paupières dans un accès de gêne qu’il jugea adorable. « Eh bien tu peux le faire.. le docteur t’a dit que te portais parfaitement bien. Tu es belle.. » Elle n’était pas rassasiée de la lueur d’émerveillement absolu qui éclairait ses traits. Maintenant que la naissance était proche , il voulait toujours savoir si elle n’avait pas la moindre douleur , la moindre crainte. Et la jeune femme lui assurait qu’elle ne s’était jamais sentie aussi calme. Hier soir ils avaient fait l’amour avec abandon , mais cela ne leur arrivait plus : il était soucieux de ne pas perturber la quiétude de ‘petit amour’. Mais il la caressait toujours beaucoup , et la veille , elle avait accueilli en elle une telle vague de plaisirs , d’une intensité déferlante.. Après un moment de bien être où ils restèrent simplement soudés l’un à l’autre , son corps contre le torse de William , elle murmura : « Tu me téléphones dès que tu es à Bréhat , n’est-ce pas ? »« Oui , » promit-il , ses lèvres sur sa nuque , respirant les effluves de pêche de sa chevelure. « Nous serons de retour Jeudi soir. Alex a trouvé des places dans le dernier avion de Paris à Londres. »« Tard ? »« Non, aux alentours de neuf heures. Avec la trajet depuis Heathrow je devrais être ici avant vingt deux heures. » « D’accord. »« Joyce était avec Kartlow hier soir ? » demanda t –il avec une petite moue affectueuse. « Oui.. ! Il est peut-être romantique , derrière une façade sérieuse ». « Je suis content pour elle. Elle mérite l’attention d’un homme , et ..on ne sait jamais ? »Ils restèrent pensifs quelques minutes. « Tu diras à Clément que nous l’attendons pour le mariage , tu n’oublies pas ? »« Mais non ,je n’oublierai pas.. » rit-il. « Je dois y aller , amour. » Il la garda encore dans le creux de ses bras. Il n’avait aucune envie de quitter leur lit , et cette place exquise qu’était devenue leur chambre durant tous les derniers mois. « Reste encore couchée , il est tôt. » souffla t –il en déposant un baiser sur ses cheveux et en se levant d’un geste souple.Elle se cala contre l’oreiller , hocha le menton. « Oui, et j’ai tellement envie de continuer à dormir.. » Elle réprima un bâillement. « Tu m’as exténuée hier.. » IL haussa un sourcil suggestif et mit sa langue contre son palais . « Je ne suis guère plus vaillant, mais le devoir m’appelle ! »Elle le regarda s’habiller avec un soupir de contentement. Elle avait déjà commencé à retrouver le sommeil quand il ferma doucement la porte. * * * * * *« Quel endroit splendide ! » s’exclama Alex en observant le paysage de Bréhat sous la lumière étincelante de Juin. Ils avaient débarqué peu de temps avant , chargé de leurs dossiers , et Clem les avaient accueillis. On était le 23 Juin , jour du rendez-vous avec la municipalité de l’île pour présenter toutes les esquisses terminées du projet. « Vous avez de la chance, » remarqua Clem qui marchait entre eux. « Jusqu’à présent le temps a été maussade et pluvieux . « Mais c’est peut-être parce que c’est votre première visite, » dit-il en se tournant vers Alex. « On dirait que l’île tient à faire bonne impression au visiteur qui vient pour la première fois. » Ils marchèrent d’un bon pas vers la mairie, chacun rempli d’anticipation. * * * * * * Buffy sentait que quelque chose était différent. Toute l’après-midi elle avait eu des contractions légères , non douloureuses , mais son abdomen était plus tendu qu’à l’habitude. Elle s’interrogea brièvement si leurs ébats , même langoureux , étaient à l’origine de cet état.Cependant quand William lui téléphona le soir venu , elle n’en parla pas , ne souhaitant pas l’alarmer inutilement puisqu’il n’était pas là. Après une nuit assez calme , elle fut cependant réveillée par une série de spasmes assez intenses , qui cette fois étaient accompagnées de douleurs. Affolée , elle descendit à la cuisine. Joyce buvait son café devant la porte –fenêtre ouverte , par où le soleil rentrait déjà à flot. Elle nota immédiatement le visage soucieux de sa fille.« Que se passe t –il ma chérie ? »« Je pense que j’ai des contractions.. importantes, » déclara Buffy en posant une main sur son ventre.Joyce se leva et vint la prendre par un bras.« Assois-toi. Dis-moi exactement ce que tu ressens. Est-ce douloureux ? » « Un peu , mais pas trop. J’en ai eu déjà hier après-midi, » reconnut-elle en plissant le front. « Et la paroi de mon ventre est assez dure. » « Cela peut être simplement des contractions sans conséquence, mais il serait plus sage d’appeler le médecin. Tu es encore à trois semaines de l’accouchement. » « Il voudra certainement m’examiner.. Je vais prendre ma douche et m’habiller tout de suite. » Elle se leva et disparut dans les escaliers.« Je vais appeler Tara ! » suggéra Joyce. « Je préférerai que ce soit elle qui conduise. » « Entendu. Verse-moi un petit café ! » cria encore Buffy depuis sa chambre. Elle essayait de rester calme ,mais intérieurement une grande agitation faisait battre la chamade à son cœur. Pourquoi fallait-il que cela se produise quand William était loin ? Elle avait besoin de lui, besoin de sa présence rassurante , de ses caresses , et de ses mots d’amour.. Elle se prépara avec des gestes un peu fébriles . Quand elle redescendit , Tara était là. Celle-ci vint l’embrasser et lui promit que ce n’était qu’une fausse alerte , mais qu’il fallait mieux s’en assurer. Elles partagèrent un café , tandis que Joyce avait prévenu l’hôpital où on attendait Buffy pour une visite de contrôle. Elle s’engouffrèrent toutes les trois dans la voiture et quelques instants plus tard , étaient arrivées. « Suivant ce que dira le médecin , il serait plus raisonnable de prévenir William, » dit Joyce.« Oui, » reconnut Buffy d’une petite voix. « Il aura branché son téléphone portable. Mais attendons que ce soit vraiment nécessaire ? Il est en pleine réunion.. c’est si important pour lui. » Elles furent dirigées vers la salle d’attente. « Toujours les mêmes contractions ? » demanda son amie avec un regard attentif. Buffy fit signe que oui. Elle n’osait pas lui dire que maintenant les crampes apparaissaient très régulièrement toutes les dix minutes. Elle eut le pressentiment que ‘petit amour ‘ n’attendrait pas le retour de son père pour dévoiler sa frimousse au monde extérieur, et cela l’alarmait étrangement. * * * * * *Les nombreuses planches d’esquisses étaient étalées sur le bureau du responsable des affaires immobilières , et , à sa mine souriante , il était facile de deviner que le travail présenté était satisfaisant. « Messieurs , c’est une réalisation qui a l’air absolument parfaite, » déclara t –il. « Les travaux pourraient débuter d’ici la fin de Juillet. Le contremaître aimera certainement rester en contact étroit avec vous , et il serait utile d’envisager une visite par mois sur le site. »« Sans problème, » assura William. « Nous l’avions prévu. Mon collègue Alexandre Harris ou moi-même pourrons nous déplacer à tour de rôle. Quelle durée avez –vous estimé? » « Oh cela devrait être rapide. Une livraison au printemps prochain est souhaitable. Si nous avons l’accord des services sociaux et sanitaires dans la foulée , le centre sera fonctionnel dans un an jour pour jour. » « Et le chemin d’accès jusqu’à la baie restera en l’état ! » souligna Clem avec joie. « Pas de ré aménagement nécessaire puisque cela traverse la lande sans aucun danger. » Pierre Lemaître l’observa avec un sourire. « Vous pouvez vous féliciter d’avoir été intraitable avec nous. » Tout le monde éclata de rire. « Plus sérieusement, » reprit le responsable , la mairie de Bréhat est consciente que c’est une réussite en matière d’attrait touristique, et nous le devons à votre association .. impromptue , mais fructueuse, » termina t –il . Clément et William échangèrent un regard complice : cette ‘ association’ en effet , était fructueuse , à plus d’un titre. L’équipe municipale les invitait à passer dans le bureau adjacent où un apéritif serait offert. * * * * * *Elle souffrait tant , mais elle ne pouvait pas mettre au monde cet enfant aujourd’hui.. c’était trop tôt, même si le docteur lui avait assuré que le bébé pouvait arriver sans crainte : trois semaines d’avance n’étaient rien. Buffy se contorsionnait sur le lit , la sueur glissant sur son front , une nausée intense lui coupait la gorge , et les douleurs dans son ventre étaient si fortes qu’elle en avait parfois la respiration broyée. A l’examen , on avait confirmé que le processus était bel et bien engagé , mais , comme pour toute première naissance , cela pouvait durer de très longues heures.L’ après –midi s’était écoulé dans un brouillard pour la jeune femme qu’on avait installée dans une chambre , avec un appareil pour surveiller la fréquence des contractions. Joyce n’avait pas quitté son chevet , mais se rendait bien compte que Buffy était déchirée de n’avoir pas son fiancé auprès d’elle. Au début elle refusa de croire qu’elle allait réellement accoucher , puisque son William n’était pas là , et qu’il avait promis qu’il serait à ses côtés pour ces heures exceptionnelles. Et il tenait ses promesses. Il devait tenir ses promesses. Quand Tara avait tenté de joindre William , elle n’avait eu que sa messagerie. Incertaine , ne sachant si elle devait parler de l’état de Buffy sans entendre directement William , elle avait préféré renoncer. Buffy sentit une main fraîche sur son front. On la transportait .. Elle eut la vision brouillée de murs blancs , de sons assourdis. Et dans le bas de son ventre , les spasmes la vrillaient d’une douleur interrompue. « C’est le moment, ma chérie.. il faut que tu fasses un effort , ma petite fille.. »Elle reconnut la voix de Joyce , mais elle lui parvenait comme si elle passait à travers du coton. Elle avait chaud et très froid . « William ? » souffla t –elle d’un ton rauque. « Il sera là bientôt, » murmura Joyce avec une grande douceur. « Mais pour l’instant tu dois penser à toi , et à ton bébé. »Buffy essaya d’y voir mieux. Pourquoi sa mère avait- elle un visage si soucieux , si préoccupé ? « Je ne veux pas.. je ne veux pas avoir le bébé.. sans lui.. » Ses derniers mots étaient venus avec un cri. « Pourquoi avait-il besoin d’être absent aujourd’hui ! » s’écria- t –elle dans un sursaut de révolte. Elle entendait le bruit d’instruments et de voix différentes. Elle était en salle d’accouchement.. et elle était seule. William.. William.. Elle était épuisée avant même d’avoir mis au monde leur enfant, songea t –elle , à la fois désespérée et en rage.Joyce jeta un regard de détresse au docteur , et contempla sa fille dont la figure était pâle , son corps moite secoué de frissons , ses cheveux collés à son front. « Où est le père ? » demanda le médecin , tout en continuant ses préparations.« Il n’est pas sur Londres , mais on l’ a prévenu. » chuchota Joyce. Elle posa une main sur l’épaule de sa fille , essayant de faire parvenir dans ce petit geste tout son amour. Mais Buffy semblait ne pas la voir , et répétait : « William.. je veux .. William… pas de bébé.. sans lui. » « Préparez une injonction de Dylène 5o, » dit le médecin. « Elle s’épuise et il faut l’aider . » Buffy respirait par saccades et tout à coup des sanglots silencieux tracèrent leur chemin sur ses joues pâles. Elle ouvrit des yeux désemparés vers sa mère qui caressait son front en chuchotant des mots apaisants. C’était la dernière chose dont elle fut consciente avant de perdre connaissance. Dernier chapitre Mardi soir , comme prévu.

5 commenti:

ihso3ixlmo ha detto...

Ohhh! Je suis tellement bouleverser! La voir souffrir comme ça sur son lit d'hôpital tandis que William est loin, sans savoir tout ce qui se passe, c'est trop bouleversant. Ce sont ce genre de moments qu'on lit et qu'on se dit : Si seulement...Néanmoins, leur bonheur au début du chapitre était exquis et voir William si attentif et si amoureux une fois de plus me rend toujours paisible et heureuse.J'ai déjà hâte à Mardi soir et ce n'est pas seulement pour Les Frères Scott!BiseCatherine.

wwwthemillimnoiresblagcoo ha detto...

Boulversant !! Je vais stresser pendant deux jours maintenant !! Il y a une chaleur réconfortante dans ce chapitre, c'est magique !!! La tendresse et l'amour y sont très présents et c'est très agréable...J'ai très hate d'etre à mardi !!

kiohccmh ha detto...

Ah je n'étais pas sûre de vouloir - encore - écrire William et Buffy plongés dans une étreinte sensuelle , mais cela fait partie d'eux , aussi. :)Ils ont parcouru un chemin important ensemble , et je crois que l'amour et la ferveur qui les unissent de part et d'autre est une grande satisfaction en tant qu'auteur ou lecteur.Merci infiniment , Francine , tes commentaires constants ont été une bénédiction.

nuno ha detto...

Catherine , tu trouves toujours les mots qui me font extrêment plaisir à lire.Ce qui est intéressant dans un épilogue c'est que l'on peut avoir un tableau de ce qu'est devenu un couple , que l'on a laissé au début d'une relation amoureuse. Et bien entendu , les enfants font partie du bonheur de William et Buffy.Tu as été un soutien fabuleux tout au long de cette histoire , et chaque fois que tu as vibré à la lecture d'un chapitre , j'ai su que mon travail était réussi. J'aimerais te redire combien tes commentaires enthousisates , fervents , détaillés , ont compté pour moi.Chaque commentaire est précieux. Mais savoir exactement toutes les réactions que l'on a provoquées chez une lectrice à certains évènements , cela est pour moi un cadeau. Bonne continuation pour ta propre histoire. Je vais faire en sorte que ma prochaine fiction vous emmène dans un monde agréable , aussi. :)Je t'embrasse.Rose.

belscefan ha detto...

Tellement desolee de ne pas avoir ecris ces derniers temps, mais je preparais mes propres noces! Tout est fini maintenant, alors je peux me remettre a mes anciennes habitudes :)J'aime tellement l'esprit de ces derniers chapitres. Palpitants (bien sur!) mais qui donnent chaud au coeur. Le monde serait bien plus heureux si chacun pourrait s'aimer comme William et Buffy s'aiment. Je te remercie d'avoir partage cette histoire magnifique avec nous--et j'ai bien hate a la prochaine!